Redonnez de la richesse à un sol appauvri!

Redonnez de la richesse à un sol appauvri!

Ça y est! Vous venez d’acquérir la maison de vos rêves. Seule ombre au tableau : celle-ci repose sur un terrain qui, disons-le, a connu des jours meilleurs. Si l’idée d’y cultiver un potager vous habitait, ne baissez surtout pas les bras. Ce type de sol peut s’avérer étonnant.

Les causes d’un sol malade

Le sol constitue, au même titre que le corps humain, un organisme vivant. Ainsi, il est possible de définir un sol pauvre comme étant « malade ». Bien qu’il puisse être naturellement pauvre en nutriments, son piètre état résulte normalement d’actions posées par l’homme. L’utilisation abusive de pesticides, le manque de jachère, des travaux de terrassement, des passages réguliers, l’urbanisation ou une monoculture sont autant de facteurs ayant pu affaiblir la terre.

Les symptômes

On reconnaît d’abord un sol pauvre à son aspect caillouteux et sablonneux, à sa couleur pâle et à sa texture sèche et compacte. Le niveau de pH d’un tel sol est rarement bien équilibré; soit il est trop acide ou trop basique. Qui plus est, la terre appauvrie est faible en nutriments pour la simple et bonne raison qu’elle ne parvient pas à en produire et à en assurer la rétention. Le drainage massif de cette terre la laisse d’autant plus déconfite lors des lessivages par les eaux de pluie.

Un caractère résilient

Si vous aviez l’intention de repartir à zéro et de recréer une oasis fertile en moins de deux, détrompez-vous! Lorsque l’on est confronté à un sol pauvre, il n’est pas recommandé de le modifier trop brusquement, mais plutôt de « faire avec » ce qui se trouve sous nos pieds. Dans le cas d’un sol sablonneux ou faible en nutriments, il suffit d’y planter des végétaux pouvant s’y adapter, comme certaines herbes aromatiques, certaines plantes grasses et certains arbres ou arbustes qui s’acclimateront efficacement à ces conditions « extrêmes ». Demandez conseil à votre pépiniériste!

Par ailleurs, saviez-vous que certaines plantes potagères se plaisent davantage dans un sol pauvre? C’est le cas de l’ail, de l’oignon, de nombreux légumes racines et particulièrement des asperges, des endives et du topinambour.

Un programme de remise en forme tout indiqué pour votre sol

Bien que certains végétaux démontrent une grande adaptabilité au sol pauvre, il est tout de même possible d’en améliorer la condition au fil du temps et de parvenir à diversifier son paysage horticole. Afin de ravigoter la terre de la manière la plus douce et naturelle qui soit, l’emploi d’un engrais vert fera des miracles. En semant notamment du sarrasin, du seigle, du lupin, de la luzerne ou de l’orge, cela apportera à la fois de la biomasse et des nutriments au sol tout en modifiant sa structure.

Les arbres et arbustes à feuillage caduc auront le même effet grâce à la chute de leurs feuilles qui recréeront progressivement l’humus du sol. Enfin, le meilleur ami du jardinier, le légendaire compost, constitue un remède de choix dans le rétablissement de votre nouveau terrain. De pair avec le fumier, le compost peut être utilisé pour couvrir le sol pendant la saison hivernale. Cela freinera le lessivage et la pousse de mauvaises herbes. Il peut également être étendu lors de la préparation du sol.

En adoptant ces techniques, votre sol retrouvera ses couleurs et reviendra à la vie. Le respect de la terre est un investissement à long terme. En effet, en conférant temps et amour à la terre, celle-ci déploie ses richesses et redonne sans fin.